Le Pavé de Paname n°23 - décembre 2014 Quand l’ ALPAF abandonne les retraités pauvres de la DGFIP.

Publié le 19 décembre 2014 dans la rubrique Actualité revendicative

Face au sort réservé par les services sociaux et l’ALPAF aux retraités des finances en grande précarité, la CGT Finances Publiques Paris tient à diffuser les faits suivants qui font preuve de l’incurie des institutions sensées apporter aide et soutien. Agente C en grande difficulté financière, notre collègue avait pu obtenir en 2012, à quelques mois de ses 65 ans et de son départ à la retraite, un logement meublé. Le loyer de 400 € est acceptable, le contrat de location est limité à 1 an. Si le titre d’occupation du studio meublé est délivré par l’association qui gère la résidence, l’attribution du logement relève de la décision de l’administration de l’agent et donc des services sociaux de la DGFIP et l’ALPAF. Après un an d’occupation, les ennuis commencent pour l’agente et son conjoint. Les injonctions de quitter les lieux se succèdent et se durcissent, l’huissier passe une première fois alors qu’aucune offre de logement social pérenne ne leur a été faite. Les démarches des camarades de la CGT Finances Publiques Paris entreprises pour soutenir et aider le couple auprès de REAUMUR, de BERCY ou de l’ALPAF se sont heurtées à un refus catégorique. L’explication tombe partout comme un couperet : les pratiques en vigueur au Ministère prévoient que l’attribution de logement social ne se fait qu’au bénéfice des actifs. Les retraités sont exclus du dispositif. En 2013 les démarches coercitives se succèdent pour le couple. Un matin de juin 2014, les policiers frappent à la porte, c’est l’expulsion. La brutalité de la démarche a traumatisé nos retraités et abasourdi les camarades de la CGT, comme si les services sociaux et l’ALPAF avaient crié d’une voix martiale : dehors les retraités et à la rue les pauvres. La CGT Finances Publiques Paris entend dénoncer cette situation inadmissible, incompréhensible et révoltante. Nous ne pouvons accepter la réponse des services sociaux entendue lors de nos démarches : « les retraités ce n’est pas notre priorité ». Plutôt que de baisser les budgets de l’ALPAF, il faut d’urgence doter l’action sociale des budgets nécessaires à la construction de logements sociaux répondant aux besoins des agents et des retraités.

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