Compte rendu de la HTII du 18 mai 2017 Des agent-es mécontent-es !!!

Publié le 19 mai 2017 dans la rubrique Actualité revendicative

Proposée par les sections syndicales CGT, Solidaires et FO, une HTII (Heure Trimestrielle d’Informations Inter-directionnelles) s’est tenue à la DRFiP Paris le 18 mai à 9h00, sur le site de Réaumur, une rencontre étant prévue vers 11 heures avec Monsieur PARINI, le directeur .

http://cgtdgfip75.org/IMG/flv/reaumur8.flv
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Cette initiative commune fait suite à la pétition contre les restructurations et les suppressions d’emploi « Nous ne sommes pas des pions » signée en novembre 2016 par près de 2000 agent-es de la direction. Déposée par l’intersyndicale à l’occasion du Comité Technique Local du 24 mars, la direction n’avait pas, à ce jour, daigné se manifester.

Près de 400 collègues sont donc venus chercher des réponses, et décider ensemble des actions à mener pour défendre leurs emplois, leurs conditions de travail et leurs missions.

SIP, SPL, CDIF, Brigades de vérifications, SIE, SFACT... tous les services, de réseau ou transverses, sont aujourd’hui touchés et les agent-es, venu-es parler concrètement de la vie de leurs services, ont tout-es dressé-es le même constat : la dégradation progressive de leurs conditions de travail dans une DGFiP qui part à la dérive... Isolement, pression, incapacité de bien faire son travail, tensions, informatisation des tâches, déménagements, manque de formation, incertitudes sur les missions et les statuts, réorganisations constantes, stress, démotivation, surmenage, tels sont les maux pointés par les collègues... la mise en place du RIFSEEP (individualisation de la rémunération, mobilité) et le blocage des carrières (concours, tableaux d’avancement) étant les cerises sur le gâteau !!! Tous en ont pointé la cause : les suppressions d’emplois dans notre direction soit près de 1 185 depuis 2010... Tous se demandent non plus comment faire mieux avec moins, mais seulement comment faire aussi bien. Tous constatent la baisse des effectifs dans leurs services, les missions non assurées, l’instabilité constante dans laquelle ils-elles sont amené-es à travailler… sans compter le travail gratuit effectué par certains d’entre eux (écrêtement) !!! L’agent-e devient la variable d’ajustement des RH, l’objectif étant de saupoudrer la pénurie au mépris de l’organisation des services, au mépris de la souffrance des agent-es !!! Et tant pis pour les règles de gestion, Monsieur Parini ayant annoncé une réflexion sur la fusion des RAN (Résidence d’Affectation Nationale) pour 2018, mettant ainsi à mal l’affectation fine à l’arrondissement.

Sur la question de l’emploi, Monsieur Parini, avoue quand même qu’il y a un problème mais il s’est voulu rassurant et a affiché sa solution (déjà connue par ailleurs) : faire de fusions et des restructurations de service pour mieux répartir la charge de travail ou être plus efficace... Des collègues lui font remarquer que les services fusionnés (SIP ou SIE) ne fonctionnent pas mieux car ils perdent eux-aussi des postes lorsque la fusion est effective... Bref une vis sans fin résumée ainsi : plus on supprime d’emplois, plus on fusionne, et plus on fusionne, plus on supprime d’emplois... Nous n’en sommes plus à une absurdité près. Les agent-es ne sont plus dupes mais s’interrogent sur l’avenir de la DGFiP !!

Quant aux restructurations, les agent-es concerné-es n’en veulent pas. Certains l’ont fait clairement savoir en décembre dans la sphère patrimoniale, au sein des SPL notamment, car ils-elles ne veulent pas que leurs missions soient dévoyées au profit de l’économie budgétaire. Comme l’ont fait remarqué certains collègues, de l’argent il y en a ! Encore faudrait-il se doter des moyens pour aller le chercher !! Et ce n’est pas avec les suppressions de brigades de vérifications que l’on va y arriver malgré tous les tours de passe-passe programmés par le pôle du Contrôle fiscal !!

S’il s’inquiète ainsi de l’emploi, Monsieur le directeur n’a pourtant jamais montré de désaccord envers la DG sur la déclinaison des suppressions d’emplois dans sa direction, lors des CT traitant de ce sujet. Mieux, lorsqu’il était DG il a été l’initiateur de cette politique mortifère. Les agent-es en paient les pots cassés aujourd’hui...

Avec la CGT, ne lâchons rien et continuons à porter haut et fort nos revendications !

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