C’en est assez ! Il faut en finir.... avec les suppressions d’emplois en marche !

Publié le 23 novembre 2017 dans la rubrique Actualité revendicative

Le plan de suppressions d’emplois prévu par la loi de finances 2018 a été présenté par la Direction générale à l’occasion du CTR (comité technique de réseau) du 23 novembre 2017.

Le nombre de ces suppressions est de 1600 corrigé des transferts sortants (-15) et des transferts entrant (+23). Soit un total de suppressions d’emplois net de – 1591 (-8 AGFiP, -5 AFiPA, -2 IP, - 46 Idiv HC, - 22 Idiv CN, -1 Idiv expert, - 22 A, - 724 Contrôleurs, - 20 géomètres, - 744 agents et + 7 chefs de poste).

Pour rappel, depuis la loi de Finances 2010, en incluant ces suppressions d’emplois au 01/09/2018 la DGFIP aura perdu 19 032 emplois et près de 38 000 depuis 2002 !

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Le 9 novembre, la CGT Finances Publiques, reçue par le nouveau Directeur régional a revendiqué l’arrêt des suppressions d’emplois et des restructurations. En réponse, le nouveau directeur a affirmé vouloir continuer les fusions et restructurations « pour atténuer les conséquences négatives des suppressions d’emplois » (sic !).

Or, les fusions de services et les restructurations ne font que répondre aux suppressions d’emplois et aux restrictions budgétaires, tout en préparant les coupes sombres programmées. Alors que les moyens diminuent et que nos charges augmentent (entraînant notamment l’explosion des écrêtements, l’équivalent d’environ 17 emplois à Paris), la solution, pourtant évidente, n’est pas pour l’administration d’attribuer des moyens supplémentaires, mais au contraire de poursuivre le recul des missions et le resserrement du réseau.

Le but affiché, au niveau national comme au niveau local, est bien d’en finir avec l’accueil physique, d’accélérer les fusions/suppressions de services, de sites (en lien ou pas avec la réforme territoriale), de déployer au maximum des plates-formes de contact, des transferts de tâches entre services, le travail à distance, les pôles départementaux, régionaux ou interrégionaux (ex : 11 Centres de service RH en 2019).

Les risques psycho sociaux n’ont jamais été aussi élevés au sein de notre administration.

L’industrialisation, la démultiplication des tâches de travail et l’éloignement de l’usager sont la négation même des principes du service public : course aux statistiques, perte de proximité, fragilisation de la séparation entre ordonnateur et comptable avec la généralisation des services facturiers, suppression du numéraire, accueil uniquement sur rendez-vous, bientôt déclaration uniquement par internet et dématérialisation du paiement de tous les impôts…

Pour faciliter encore plus les suppressions d’emplois, le Directeur général veut liquider nos règles de mutation car il estime qu’elles sont trop favorables aux agent-es ! En effet, avec nos règles actuelles, respectant l’égalité entre les agents et leur donnant des garanties, le DG estime qu’il sera impossible d’encaisser les monstrueuses suppressions d’emplois qui s’annoncent dès 2019.

Il décide donc de tout changer pour rentrer dans une époque nouvelle, créant un système qui s’avérera inéquitable. Avec la possibilité de déroger à la règle de l’ancienneté « pour nécessité de service », qui va empêcher un directeur d’affecter les agent­es selon son bon vouloir ? Ainsi, les restructurations pourront s’accélérer à coup de mobilité forcée !

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