Compte-rendu du groupe de travail restauration Paris du 10 février 2011 Article CGT Finances Publiques Paris

Publié le 14 février 2011 dans la rubrique Actualité revendicative

La délégation CGT composée de ses représentants au Comité National de l’Action Sociale et au Comité Départemental de l’Action Sociale de Paris, des représentants du personnel de l’association AGRAF, ainsi que d’experts a souligné le fait que ce groupe de travail sur la restauration parisienne avait été demandé depuis plus d’un an dans plusieurs instances : DRFIP de Paris, CDAS de Paris, AGRAF, mais aussi à la DGFIP lors de la rencontre avec M. Rambal (N°2 de la DGFIP) lors de la journée de grève à l’appel de la CGT et de FO du 15 décembre 2009.

La fédération des Finances CGT a tenu à rappeler ses revendications concernant la restauration, à savoir :
- une restauration collective de proximité (sur site si possible), avec une prestation équivalente pour tous au tarif AGRAF,
- le principe d’une prestation équilibrée et d’une facturation au plateau composé d’un plat et de deux périphériques (contre tarif au plat),
- l’accès subventionné des retraités aux restaurants administratifs.

Nous avons fait le constat d’une fréquentation stable ou légèrement à la hausse, plus particulièrement sur l’association AGRAF, malgré les suppressions d’emplois. Ce qui confirme les effets de la crise pour les agents du ministère.

Nous avons alors dénoncé le surcoût lié à la décision unilatérale de l’administration d’introduction de 15% de Bio, actuellement non budgétisé pour 2011 et qui devrait donc provoquer une augmentation du prix des repas des usagers de l’AGRAF. La CGT s’est opposée et s’oppose toujours à cette décision de l’administration de faire supporter la moitié du financement du bio par l’usager, le financement devant être en totalité à la charge de l’état employeur.

L’objectif de rationalisation et de rentabilité affiché par le Secrétariat Général semble antagoniste à l’amélioration de la restauration collective à PARIS.

Nous avons ainsi évoqué plusieurs sites de restauration où se posent de nombreux problèmes. Sans lister tous les arrondissements, nous avons évoqué :

- Paganini : le sous-directeur reconnaît l’urgence des travaux ; la mise en place d’une liaison froide sera étudiée par le Secrétariat Général : les OS et les représentants du personnel de l’AGRAF s’y sont opposés. En plus de l’augmentation du nombre d’occupants sur le site, des salles de formation vont être aménagées donc il y aura à terme davantage d’usagers à accueillir. Les travaux devraient être réalisés au cours du 2ème semestre 2012. La date de livraison n’est pas connue. La DRFIP souhaite synchroniser les travaux d’étanchéité de la terrasse, du désenfumage et de la sécurité incendie des sous sols, qu’elle prend à sa charge : la sélection des entreprises est en cours, les étude démarrent après. Le budget est donc à géométrie variable mais d’au moins 2,5 millions d’euros. Les conclusions des études seront présentées aux organisations syndicales.

- Argonne : la CGT a été à l’initiative des actions sur la restauration sur ce site. Une pétition intersyndicale avec 450 signatures a été remise en décembre à M. Rambal (DGFIP) à l’occasion de la grève CGT-FO sur Paris. La CGT, avec les agents, exige un restaurant AGRAF sur place (700 agents à terme sur le site) dès que possible. Les conventionnements avec les restaurants CNAV et Hémisphère ne répondent pas aux besoins des agents, compte-tenu de leur éloignement (15 à 20 minutes de trajet aller/retour). Pour ce qui est de la cantine « Hémisphère », son coût élevé et la tarification au plat sont pénalisants pour les agents. L’acquisition au rez-de-chaussée d’un local appartenant à la CRAMIF devrait permettre l’installation d’une cantine : « toutefois le Secrétariat Général ne s’interdit pas d’avoir recours à un autre prestataire qu’AGRAF sur ce restaurant et fera un appel d’offre ». La CGT s’est opposée au recours à un prestataire privé, car ce précédent pourrait présager de la disparition de la restauration collective de type AGRAF que nous connaissons.

- St-Hyacinthe : le projet de convention avec le Ministère de la Culture aura une réponse définitive au printemps 2011 en fonction des capacités d’accueil.

- Rue de Saussure/DNVSF : la convention avec le restaurant « Tocqueville » de la Mairie de Paris n’existe plus depuis le 4/02/11. La solution de remplacement sur un autre restaurant de la ville de Paris ou le restaurant Gauguin de l’hôtel des Finances du 17 ème derrière le périphérique est inacceptable. Cette question sera revue au prochain CDAS de Paris.

- 18ème Grandes Carrières : la convention avec France Télécom présente un problème d’éloignement (plus de 45 minutes de déplacement et pour déjeuner) et de prix (tarification au plateau, plus chère qu’AGRAF). La CGT a donc demandé un abondement d’un quart d’heure supplémentaire. L’Administration a découvert le problème ! Cette question sera revue au prochain CDAS de Paris. 18ème Boucry : nous avons dénoncé le passage en liaison froide suite aux travaux sur le site.

- Bercy (4 restaurants AGRAF) : datent d’il y a 20 ans donc remise en conformité, salle à manger « rafraîchie » mobilier changé mais surtout mise en place d’une seule cuisine pour les restaurants Daumesnil et Diderot ; le projet d’une liaison chaude de cette cuisine avec le restaurant Reuilly a été abandonné ; le budget prévisionnel s’établit à 5,2 millions d’euros sur la première tranche et 2,6 millions d’euros sur la deuxième tranche, (sommes que l’administration va imputer sur les réserves budgétaires que l’AGRAF a constitué en ne consommant pas la totalité des subventions octroyées, ce qu’a déjà dénoncé la CGT). Un Cabinet d’architecte spécialisé en restauration travaille déjà le projet.

- Beuret : l’AGRAF annonce ne pas être au courant des problèmes d’approvisionnement sur toute la durée du service et des problèmes de qualité. Nous nous sommes alors appuyé sur les enquêtes de satisfaction annuelles effectuées auprès des agents qui mieux qu’une pétition donnent un taux de satisfaction d’environ 65% ce qui est nettement inférieur au cahier des charges d’AGRAF qui prévoit un taux moyen d’au moins 80%. Cette question sera revue à la prochaine AG de l’AGRAF.

- Pali Kao : La fermeture du site administratif de Belleville entraînera la fermeture de la salle à manger mais pas de la cuisine centrale.

- Site du 5ème arrdt : la convention avec le Muséum présente un problème de sous-dimensionnement. Cette question sera revue au prochain CDAS.

D’autres questions ont été abordées notamment l’alignement pour les retraités sur les tarifs des actifs : les questions de l’accès des retraités aux prestations d’action sociale devraient faire l’objet d’un GT CNAS prochainement.

Egalement les problèmes de proximité et de couverture des besoins suite au replacement des correspondants sociaux de l’ex-DGI par une structure dédiée centralisée. La doctrine d’emploi des correspondants sociaux doit aussi être abordée.

Il a été demandé que soit mise en place une liaison permanente entre les gestionnaires de site administratifs et en particulier les gestionnaires de formation et les gestionnaires des restaurants AGRAF pour que la fréquentation soit mieux lissée sur la plage d’ouverture.

Les problèmes de gestion du personnel AGRAF (déplacement d’un site à l’autre, sous-effectifs, licenciements abusifs…) et qui sont souvent dans une situation de précarité (CDD) ont été soulevés par la CGT …

La baisse de la subvention apparaissant sur les tickets repas de restaurants conventionnés : elle correspond à la transposition de l’augmentation de l’harmonisation tarifaire du 1er/02/11. La Délégation des services sociaux de Paris pourrait compenser ces augmentations. A surveiller de très près.

Pour rester informé-e abonnez-vous à notre lettre d'information !

SPIP | | Suivre la vie du site RSS 2.0