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Notre santé livrée aux fonds spéculatifs, notre protection sociale complémentaire livrée aux requins capitalistes ! La CGT alerte et appelle à la mobilisation !

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Notre santé livrée aux fonds spéculatifs, notre protection sociale complémentaire livrée aux requins capitalistes ! La CGT alerte et appelle à la mobilisation !

3 juin 2025

alan psc

Coup de tonnerre ! Le ministre des Finances vient d’annoncer son choix pour les opérateurs de la protection sociale complémentaire : Alan pour la santé et la GMF pour la prévoyance. Les 134.000 actifs du ministère et leurs 84.000 ayants droit, les 120.000 retraités et leurs 36.000 ayants droit représentent un marché de plusieurs centaines de
millions d’euros.


La mutuelle historique, la MGEFI, est évincée pour laisser la place, pour la santé, à une « start-up » privée 100 % numérique, sans ancrage dans la fonction publique, ni guichet de proximité, ni gouvernance partagée.


Il s’agit de la société anonyme ALAN, financée par des fonds spéculatifs, des fonds d’investissement dont des fonds souverains singapourien Temasek, le fonds de pension des enseignants de l’Ontario une banque belge Belfius…
En sept ans (2017-2023), ALAN a cumulé 250 millions de pertes et n’a survécu que grâce à un modèle de développement problématique. En clair, plus le groupe accumule les pertes, plus il doit y faire face en multipliant les levées de fonds. À ce jour, ALAN a ainsi levé auprès d’investisseurs 617 millions d’euros, dont 442 millions d’euros au 31 décembre 2023, plus 175 millions d’euros en 2024.


Ce choix souligne bien le basculement en cours dans le financement de la protection sociale complémentaire : Macron a choisi de torpiller le vieux système d’économie sociale à la française, adossé à la Mutualité française, pour favoriser la finance privée. La refonte de la protection sociale complémentaire (santé et prévoyance) dans la fonction publique est le produit de la loi de transformation de la fonction publique de 2019. Il s’agit d’aller vers le démantèlement de la Sécurité Sociale afin de dégager le patronat du financement de la protection sociale et d’ouvrir le « marché » de la protection sociale aux assurances à but lucratif. Cela explique le choix d’ALAN pour la santé et de la GMF (société mutuelle d’assurance membre du groupe COVEA Santé et prévoyance avec la MAAF et MMA) pour la prévoyance.


Mais fallait-il s’attendre à autre chose de la part de Macron ? Lui qui veut mettre en place une conférence « sociale » sur le financement de la Sécurité Sociale pour liquider les acquis de la Libération et instaurer la TVA faussement dénommée « sociale ».

Ce choix du ministre de Macron implique :


● la fin de la cogestion : plus de représentants des personnels dans la gouvernance ;
● la privatisation de la protection sociale complémentaire ;
● la fin du service de proximité : une application (100 % numérique oblige) remplacera tous les interlocuteurs locaux ;
● l’éloignement numérique avec un traitement des données délocalisé dans les pays de l’Union européenne et à l’étranger (Tunisie)
● la fin de la confidentialité pour nos soins ;
● l’incertitude sur la protection de nos données médicales.


À ce jour, nous ne savons toujours pas comment, ni à quelle hauteur, ni à quel prix nous serons pris en charge, la seule certitude est l’arrivée d’une assurance privée !
Avec la refonte de protection sociale complémentaire, notre future cotisation devra être dite d’équilibre, c’est-à-dire qu’elle évoluera pour maintenir le système à l’équilibre.
De quel équilibre parle-t-on quand nous sommes face à des assureurs privés endettés sous la menace de fonds spéculatifs ?


Tout ce système prépare une explosion du montant de nos cotisations, même si la puissance publique devrait en rembourser une partie !


On comprend bien maintenant que l’objectif de cet accord n’était pas de mettre en place un accord cadre pour protéger les agents mais bien de liquider le monopole des mutuelles de la Fonction publique, basé sur la solidarité inter-générationnelle, pour pouvoir ouvrir ce marché à la spéculation et arroser les copains. Copains comme ALAN qui ont financé les campagnes électorales de Macron.


Pour rappel, cet accord introduit la fin des tarifs fixes pour les enfants qui étaient en vigueur à la Mutualité Fonction Publiques (MGEFI aux finances) et la fin de la cotisation gratuité à partir du 3ème enfant qui existaient auparavant : ce sera 50 % de la cotisation par enfant de moins de 21 ans, 100 % pour les 21-25 ans et le prix évoluera en fonction de la cotisation d’équilibre de la start-up ! De plus, le couplage santé-prévoyance pourtant prévu dans notre ministère est fortement compromis avec ce choix de deux opérateurs : ALAN santé et GMF prévoyance.


Dans ces conditions, l’accord sur la protection sociale complémentaire qui devait s’appliquer au ministère à compter du 1er janvier 2026 est d’ores et déjà mort et enterré.
Les retraités qui basculeront sur le contrat collectif n’auront aucune prise en charge de l’État et leur cotisation pourra évoluer jusqu’à + de 175 % du tarif actuel ! On leur laissera toutefois la possibilité de rester à la MGEFI, mais que restera-t-il de la mutuelle maintenant qu’elle a perdu le marché ? De quels remboursements pourront-ils bénéficier si la mutuelle n’est plus alimentée par les actifs ?


Les actifs vont devenir prisonniers du contrat collectif qui va s’appliquer de force à tous les agents, sauf ceux qui auront la chance de pouvoir choisir le contrat de leur conjoint !
Il faut mettre un coup d’arrêt maintenant, avant qu’il ne soit trop tard !


➢ Annulation du choix de l’opérateur ALAN pour la santé ;
➢ Annulation du choix de l’opérateur GMF pour la prévoyance ;
➢ Maintien d’un accompagnement humain et d’une gouvernance paritaire ;
➢ Maintien d’une Protection Sociale Complémentaire solidaire, intergénérationnelle, universelle, contrôlée par les agent·es et non par les algorithmes !

Nous soutiendrons toutes les mobilisations nationales contre l’uberisation de notre santé !
Nous ne laisserons pas nos droits sociaux devenir un marché pour start-up en déficit !

Documents joints

PSC - alan

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