Le 18 décembre 2025 se tenait l’AG de l’ASFR (ex-AGRAF). Et soyons clairs : ce n’était pas la joie.
La situation financière de l’association est gravement fragilisée par une décision politique lourde de sens : près de 2 millions d’euros de subventions du ministère manquent à l’appel, au nom des fameuses « restrictions budgétaires » qui frappent aujourd’hui le monde associatif… et toujours les mêmes.
Une équation imposée : payer ou disparaître
Le constat posé en AG est brutal mais réel : une association ne peut pas être durablement en déficit. La direction de l’ASFR se dit donc coincée et avance une seule issue : une augmentation du prix des repas.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- de +0,30 €
- jusqu’à +1,20 € par repas
Nous avons protesté. Et nous avons refusé de voter.
Les représentants des personnels ont exprimé une opposition nette. Parce que faire payer les agents pour compenser le désengagement de l’État est inacceptable.
Ce n’est pas aux travailleuses et travailleurs — déjà frappés par l’inflation, le gel du point d’indice, la dégradation des conditions de travail — de financer, par leur pause déjeuner, les choix budgétaires du ministère.
Un chantage à la survie
Pourtant, la réalité est là, et elle est violente : si rien ne change, l’association est en danger.
C’est tout le cynisme de la situation :
- soit on refuse l’augmentation… et l’ASFR risque de ne pas tenir
- soit on l’accepte… et ce sont les agents qui paient
Notre position est claire
👉 La CGT refuse que les agents servent de variable d’ajustement.
👉 La CGT exige le rétablissement des subventions ministérielles.
👉 La CGT continuera à porter ce dossier sur le terrain syndical et politique.
Ce débat dépasse la cantine.
Il parle du sens que ce ministère donne au travail, à l’action sociale et au respect de ses propres agents.
