Monsieur le Directeur,
Nous ouvrons cette séance du 14 novembre en pensant d’abord à toutes les victimes des attentats du 13 novembre 2015, à leurs proches et à toutes celles et ceux qui, dans le spectacle, la culture, l’audiovisuel, ont payé le prix le plus lourd. Des agents d’accueil, de sécurité, des techniciens, mais aussi des militantes et militants de la CGT. Dix ans après, nous n’oublions rien.
Dans quelques jours, aura lieu la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. La CGT appelle à la mobilisation les 22 et 25 novembre, parce que les violences sexistes et sexuelles sont un produit direct du patriarcat et du capitalisme : domination, exploitation, précarité, assignation. Dans la Fonction publique, nous sommes engagé·e·s dans les négociations du futur accord égalité pro pour imposer des mesures réellement contraignantes pour les employeurs.
Nous rappelons notre exigence d’un accord qui protège les victimes, leurs droits, leur carrière et leurs conditions de travail — sans faux-semblants.
Le 2 décembre, la CGT appelle à la grève pour lutter contre le plan d’austérité massif porté par le gouvernement illégitime LECORNU 2 : suppression de 3000 postes de fonctionnaire d’État, gel du point d’indice, attaques contre les arrêts maladie, gel des pensions, baisse des budgets sociaux, absence de moyens contre les violences faites aux femmes, refus de taxer les milliardaires, profits records et gel des salaires.
Ce budget est une nouvelle attaque frontale contre le monde du travail et nos services publics.
La CGT appelle également à une manifestation le samedi 15 novembre à midi à Porte de Montreuil pour demander un renouvellement automatique des titres de séjour et des régularisations pour toutes celles et tous ceux effectuant du travail essentiel (entretien des bureaux, des rues, construction de bâtiment, garde d’enfants ou aide aux personnes âgées,etc). En effet, des travailleurs étrangers perdent leur emploi, leurs droits sociaux et la régularité de leur titre de séjour du fait de ne pas obtenir de rendez-vous avant date de leur renouvellement de carte de résident, même après 10, 20,30 ans de présence régulière. Le recul des services publics dans les préfectures comme dans les centres des finances publiques se fait aux dépens de toute la population et en particulier des milieux populaires.
A la DRFIP, la densification et les dégradations des conditions de travail continuent et la situation du site de Paganini est en passe de devenir intenable :
- Digicode fonctionnant mal et provoquant bouchons et files d’attente dès l’entrée : ce n’est pas anodin, c’est le premier contact du matin, et il génère stress et retard.
- Quatre SIP regroupés (11e, 12e, 20e et prochainement le SIP du 19e) sur un même site ! Monsieur le Directeur, c’est irresponsable. Ce choix engendre confusions, files interminables, perte d’orientation pour les usager·e·s, surcharge pour les agents.
- Cantine saturée : manger dans des conditions décentes, en durée raisonnable, est un droit. A Paganini, cela est en train de devenir un parcours du combattant. Quelle solution la DRFIP compte apporter pour l’amélioration des conditions de restauration de nos collègues ?
- Ascenseurs régulièrement panne : Quelle solution pérenne la DRFIP envisage-t-elle ?
Et où seront installés les collègues du SIP 19e ? Nous demandons une réponse nette, et non pas une politique du fait accompli. La CGT rappelle son opposition totale au flex-office. Ce dispositif, massivement rejeté par nos collègues dans le 20e, n’améliore rien, mais déstructure les collectifs de travail et dégrade en profondeur les conditions de travail des agent·e·s. Nous ne cesserons pas de vous le répéter.
Un bilan du télétravail nous a été communiqué. Dans ce bilan, peu d’éléments sur les conditions de travail des agents. Combien de fauteuils ergonomiques, mais aussi combien de bureaux ergonomiques ont été commandés et livrés aux agents en télétravail. Y a-t-il un bilan médical sur les agentes et agents durant leurs activités en télétravail. Les troubles musculo-squelettiques sont les conséquences médicales les plus subis par les agents dans leur vie professionnelle et la mauvaise installation au domicile est un facteur aggravant.
Nous sommes satisfaits de la séance de présentation de la sensibilisation au handicap par EGAE comme nous l’étions de la séance sensibilisation aux Violences Sexistes Sexuelles au Travail (VSST). Nous souhaitons que ces séances de sensibilisation soient rendues obligatoires pour tous les agents de la DRFIP, ce qui participerait d’un engagement fort sur ces 2 sujets. Nous souhaitons aussi que cela se manifeste au quotidien dans les services et les pratiques d’encadrement. Rappelons que le témoignage d’une personne discriminée doit toujours être systématiquement être reçue comme présumée vraie et sincère, et jamais comme une allégation. Le témoignage doit faire foi tant qu’aucun élément ne prouve le contraire. La personne mérite d’être crue et écoutée tant qu’aucun élément ne vient contredire son témoignage. L’employeur a le devoir de protection de la santé des agents.