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Monsieur le Directeur,
Nous ouvrons cette instance dans un contexte politique marqué par une crise profonde de légitimité.
Le gouvernement démissionnaire actuel, minoritaire dans le pays comme à l’Assemblée nationale,
n’a de cesse de gouverner par la force, à coups de 49.3 et de décrets, piétinant les droits
démocratiques les plus élémentaires. Cette incapacité à convaincre et à rassembler traduit un
blocage institutionnel qui se répercute directement sur les politiques publiques, dont celles mises en
œuvre dans nos services.
Ce pouvoir, illégitime aux yeux d’une large majorité de la population, poursuit malgré tout une
logique de casse sociale et de régression : austérité budgétaire, attaques répétées contre le droit du
travail, réformes des retraites et de l’assurance chômage imposées contre l’avis des travailleurs et
travailleuses.
A la DFGIP, cela se traduit par la dégradation des conditions de travail, le gel et la faiblesse des
rémunérations, la remise en cause du statut et des missions, des réorganisations permanentes qui
épuisent les agent·e·s et une vague de suicide massivement relayées par la presse.
A ce sujet, nous demandons une totale transparence sur les situations dont vous avez connaissance
auprès des représentant.es du personnel. Il semble que cela n’a pas été le cas et nous vous rappelons
qu’une enquête de la FS doit être proposée aux représentant.es préconisée par la directrice générale.
S’agissant de l’ordre du jour, la CGT tient à préciser sa position sur la question des formations
budgétisées par la FS. Nous voyons d’un bon oeil les formations qui relèvent clairement du champ
de la formation spécialisée, comme celles relatives à la formation sur les violences sexistes et
sexuelles au Travail (VSST).
En revanche, la formation intitulée « Accueil Agent en Difficulté », présentée à la FS, ne doit en
aucun cas être financée sur son budget. Elle relève de la formation professionnelle, qui incombe à
l’employeur.
Prétendre former en un ou deux jours à la gestion de situations psychologiques complexes est
illusoire. Cette approche individualisante évacue de surcroît le rôle essentiel des représentants du
personnel, premiers témoins de la souffrance au travail. Elle détourne l’attention du vrai problème :
l’origine de la souffrance se trouve dans les suppressions d’emplois, les réorganisations
permanentes et un certain management autoritaire.
Nous dénonçons ce « management de la souffrance » qui vise à adapter les agent.es à des conditions
dégradées plutôt qu’à traiter les causes. La CGT exige la reconnaissance des responsabilités de la
direction et la mise en œuvre de mesures concrètes pour améliorer réellement les conditions de
travail.
Nous sommes également choqués par le non suivi des préconisations d’une enquête CHSCT de
2013 sur les conditions de travail lors de travaux en site occupé, à l’époque dans le 17e. Avant le
début des travaux à Paganini, nous avons demandé l’application de la préconisation suivant :
recenser les personnes à risque.
La semaine dernière des travaux sur Paganini ont fait tousser et pleurer des collègues,
certains ressortant les masques chirurgicaux dont ils disposaient pour tenter de se protéger.
Nous vous avons interpellé le lendemain matin et avons demandé des réponses :
vous n’avez pas répondu à la CGT et vous n’avez pas fourni la fiche donnée santé et sécurité des
produits utilisés. Nous exigeons ces réponses dans les meilleurs délais.
D’autre part, les résultats de la qualité de l’air dans quelques de Paganini nous inquiète. Nous
demandons que l’étude de la qualité de l’air soit élargie à l’immeuble et bien sur demandons les
mesures envisagées pour améliorer la qualité de l’air et pour informer les agents sur les risques
encourus.
Aussi, nous tenons à remercier la médecine de prévention et service sociaux du ministère pour la
qualité de leur travail dans l’intérêt des agent·e·s de notre direction.
Pour La CGT Finances publiques à la Formation Spécialisée
Santé Sécurité Conditions de vie au Travail du CSAL à la DRFIP Paris
Rhéda Makouf, Dominique Liminana, Fabrice Egalis, Nadia DJIAB, Christophe Michon,