Compte rendu CGT Finances Publiques Paris de la Formation Spécialisée Extraordinaire du 30 juin 2026
À la suite du droit d’alerte déposé le 25 juin 2026 par les organisations syndicales CGT Finances Publiques Paris, Solidaires Finances Publiques Paris et FO DGFiP 75, la Direction a d’abord tenté de repousser le sujet. Elle a finalement dû convoquer une Formation Spécialisée Extraordinaire “spéciale canicule”, comme les textes l’y obligent.
Pour la CGT Finances Publiques Paris, la période que nous vivons est historique et tragique : les épisodes caniculaires ne sont plus des accidents, ils deviennent une donnée durable du travail, prévisible du fait du réchauffement climatique et à la DGFIP deux collègues sont décédés du fait de la canicule.
Cette réunion a confirmé ce que les collègues vivent déjà dans leur chair : la canicule n’est pas un simple “désagrément météo”. C’est un risque professionnel, aggravé par des locaux inadaptés, un manque d’anticipation, des consignes trop rigides et une organisation du travail qui continue comme si de rien n’était.
La Direction régionale a reconnu que la situation avait été très difficile. Elle a même admis des dysfonctionnements, notamment concernant les salles de repli, dont certaines étaient occupées par des réunions qui auraient dû être annulées ou reportées. Mais reconnaître les faits ne suffit pas : quand la santé des agent·es est en jeu, il faut décider, protéger, agir.
Or, sur les revendications concrètes portées par les organisations syndicales, la Direction est restée campée derrière le “cadre réglementaire” fixé par la Direction générale. Autrement dit : elle constate le problème, elle admet les défaillances, mais elle refuse de prendre les mesures nécessaires.
Ce refus s’inscrit dans une séquence lourde : droit d’alerte du 25 juin, départ des organisations syndicales du CSAL le 26 juin face au mépris de la Direction, puis interpellation du directeur le 29 juin. La CGT Finances Publiques Paris revendique notamment :
La journée continue 7h-13h sans rattrapage horaire, avec journée banalisée lorsque les températures rendent les conditions de travail indignes.
La fermeture exceptionnelle des sites lorsque la chaleur met en danger les agent·es, en particulier dans les locaux non climatisés ou impossibles à rafraîchir.
L’octroi réel et facilité du télétravail exceptionnel, sans interprétation restrictive par certains chefs de service.
Des salles de repli réellement disponibles, identifiées à l’avance, fraîches, accessibles, et non transformées en salles de réunion pendant que les collègues suffoquent.
Des consignes claires, écrites et opposables, pour éviter que chaque service applique sa petite règle locale, au gré de l’humeur ou de la prudence du chef.
La réunion s’est conclue par un constat de désaccord entre les organisations syndicales et la DRFiP 75. En conséquence, l’administration doit saisir immédiatement l’Inspecteur Santé et Sécurité au Travail, afin qu’un arbitrage soit rendu.
La CGT Finances Publiques Paris portera ces revendications à tous les niveaux, y compris auprès de la Direction générale. Les épisodes caniculaires sont désormais prévisibles. Ce qui est insupportable, c’est que l’administration continue de les traiter comme des imprévus.
Notre exigence est simple : quand la santé des agent·es est menacée, le travail doit s’adapter.
