Inacceptable! La Directrice Générale a demandé d’ouvrir des lignes téléphoniques supplémentaires dans les SIP parisiens pour assurer le « débordement national des centres de contacts ».
Absurde! Alors que, dans un premier temps, les SIP ont vu fondre leurs effectifs au profit des Centres de Contact (CDC) nouvellement créés, voici qu’ils sont maintenant appelés pro bono en renfort des CDC, noyés par les appels.
Or, les SIP parisiens sont au bord de l’explosion et, malgré l’engagement sans faille des collègues, peinent à assurer les accueils des contribuables (environ 400 réceptions par matinée d’accueil à Paganini par exemple).
La CGT a interpelé le DRFiP par intérim et demande la saisine de la Directrice Générale, Amélie VERDIER.
Monsieur le directeur régional intérimaire,
La demande de la direction générale d’augmenter les lignes de débord des Centre De Contact (CDC) les 6 et 7 mai intervient dans un contexte que chacun connaît.
Les SIP parisiens subissent un sous-effectif chronique – comme tous les services de la DRFIP -, conséquence directe des suppressions d’emplois, y compris en 2025 et 2026 avec 550 postes supprimés malgré l’annonce d’«années blanches».
Dans le même temps, des effectifs ont été retirées aux SIP pour créer les centres de contact. Aujourd’hui, ces mêmes SIP Parisiens doivent, une grande partie de l’année, compenser les insuffisances de ces CDC via le renfort dit «national».
Ce dispositif, présenté comme ponctuel, est devenu avec le temps permanent, alors même que les services peinent déjà à assurer leurs propres missions, comme en témoignent les files d’attente et la saturation des accueils dans le cadre du «nouveau réseau de proximité (NRP)» si mal nommé.
Dans ce contexte, demander en urgence d’augmenter les vacations revient à déplacer une difficulté sans jamais la traiter.
Les calendriers sont prévu à l’avance dans un contexte où les marges de manœuvre des SIP sont ténues et reposent essentiellement sur la conscience professionnelle des agent.es.
Les agent.es ne peuvent être durablement la variable d’ajustement d’une organisation sous-dimensionnée et de la brutalité de certains chefs de SIP.
Nous vous demandons d’intervenir auprès de la DG pour que cette demande soit retirée et qu’enfin notre direction générale tienne compte des capacités réelles des services.
Un service public ne peut reposer sur l’épuisement de ses agent.es.
Car, dans ce contexte, quel est le sens et l’esprit réel que la DG compte donner à son «plan d’amélioration des conditions de travail et de prévention des risques suicidaires» ?
Cordialement,
pour la CGT Finances publiques Paris,
Nadia DJIAB et Stéphane LANGLOIS,
co-secrétaires
