Monsieur le Directeur,
Nous venons d’être alertés par des collègues de la réception en masse de messages d’usagers via e-contact dans les SIP parisiens.
Ces usagers demandent un extrait FICOBA, comme le leur conseille un « mass mail » envoyé par la DGFiP à la suite du piratage de FICOBA ayant entraîné la fuite de données concernant 1,2 million de comptes bancaires.
Le caractère alarmiste du message produit des effets immédiats. Les services enregistrent déjà une multiplication de demandes de ce type, situation qui pourrait s’amplifier dans les heures et jours à venir.
Par ailleurs, ce message va inévitablement générer des appels téléphoniques et des visites au guichet, dans un contexte de sous-effectifs chronique et de tension déjà extrême dans les services.
Nous vous demandons de toute urgence de nous informer, ainsi que les collègues des SIP, des mesures qui seront mises en œuvre pour faire face à cet afflux massif, directement provoqué par une communication précipitée, décidée loin du terrain. Cette séquence révèle, une fois encore, un déficit manifeste d’anticipation et de lucidité managériale. L’impact concret sur le travail réel et la charge supportée par les services ne semble pas avoir été sérieusement mesuré par notre Direction Générale. Le sur-travail des services de gestion ne lui fait visiblement pas peur.
Nous attirons également votre attention sur la portée très relative des mesures préconisées : rien ne garantit qu’une ouverture frauduleuse de compte ne puisse intervenir postérieurement aux demandes d’accès ou de consultation FICOBA.
Aussi, nous vous demandons de nous préciser le nombre de comptes bancaires concernés pour la DRFiP de Paris.
La CGT Finances Publiques 75