Dans sa « revue des missions » transmise au gouvernement, le secrétariat général de Bercy estime que les ministères économiques et financiers, et notamment la DGFiP, ont atteint leurs limites en matière de réduction d’effectifs. Un levier “largement épuisé” selon l’administration, qui serait « à l’os », selon les termes mêmes de la presse spécialisée.
Plus de 30 000 emplois supprimés depuis 2010 (2 421 rien que pour la seule DRFiP 75), tous les services et toutes les missions ont été touchés. C’est un véritable plan social que notre administration engage chaque année depuis déjà plus de 20 ans.
Qui plus est, la DGFiP, au prétexte qu’elle est l’administration des « cordons de la bourse » devrait donner l’exemple et a subi pendant plusieurs années entre 90 et 100 % des suppressions d’emplois de toute la fonction publique d’État !

Lors du Comité social d’administration de réseau du 7 juillet dernier, la Directrice générale nous précisait qu’elle avait entendu le cri d’alarme des organisations syndicales quant aux emplois et aux conditions de travail (dont nous considérons qu’elles ne sont pas totalement extérieures aux suicides d’agents de la DGFiP depuis le début de l’année) et qu’elle comptait bien faire remonter plusieurs de nos inquiétudes à ses ministres de tutelle.
Mme de Montchalin ne doit pas être attentive à la situation de la DGFiP et entendre les appels au secours des personnels, car les suppressions d’emplois vont continuer au même rythme : 550 en 2025, encore 550 en 2026 et probablement 700 en 2027 ! Sans parler du non remplacement d’un fonctionnaire sur 3 partant à la retraite (et évidemment plus dans certains ministères, puisque ça n’est qu’une moyenne…)