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Transferts de missions, fermetures de sites, déménagements de service…, le contexte est peu propice pour que la campagne d’affectations locale se déroule dans de bonnes conditions.
Le mouvement en quelques chiffres :
- Agents Administratifs : 28 départs (auxquels il faut ajouter 38 collègues promus de C en B) pour seulement 13 arrivées. Ces arrivées seront néanmoins complétées par 41 arrivées de stagiaires. Le déficit s’élève à 9,1 %,
- Contrôleurs : 95 départs (auxquels il faut soustraire 38 collègues promus de C en B) pour 70 arrivées. Le déficit s’élève à 9,4 %,
- Inspecteurs : 59 départs pour 34 arrivées. Après s’être satisfait du petit nombre des 15 ETP vacants de cadre A à Paris, la direction a reconnu qu’ils ne reflétaient pas la réalité puisqu’en raison du sous-dimensionnement du TAGERFIP en direction de nombreux cadres A étaient prélevés dans les services occasionnant des vacances énormes dans toutes les structures composant la direction.
Tout ceci s’inscrivant dans un contexte de suppressions continues d’emplois (39 % des effectifs parisiens en 15 ans et 25 % des suppressions totale de la DGFiP alors que nous ne représentons à Paris que 0,05 % des effectifs). Pour rappel, les suppressions d’emplois en 2025 s’élèvent à -51 emplois temps plein.
La catégorie C supporte à elle seule :
- – 92 postes d’Agents Administratifs et Techniques
Compte-tenu des suppressions d’emplois, des reprises, créations, renforts et redéploiements, les catégories A et B connaissent pour la première fois en quinze an un solde positif. Ces « créations » ne comblent pas le déficit ni ne répondent aux besoins des services:
- + 32 postes d’Inspecteurs
- + 13 postes de Contrôleurs
La campagne de mutation locale s’est ouverte dans des délais contraints, imposés par la Direction Générale. Malgré le nombre important de ponts sur la période, la DG a refusé d’élargir la période de dépôt des demandes ce qui a laissé seulement une dizaine de jours pour déposer les fiches .
Il n’est pas normal, alors qu’une mutation engage nos collègues sur une période longue (délais de séjour de 2 ans), qu’il leur soit laissé si peu de temps pour faire leur choix.
D’autant plus que la promesse de la DG, (qui n’engage que celles et ceux qui y croient) en supprimant les CAP locales, était un desserrement du calendrier. Très réussi puisque les collègues parisiens ne connaîtront leur affectation que mi juillet !!

La campagne de mutation locale s’est ouverte dans des délais contraints, imposés par la Direction Générale, laissant seulement une dizaine de jours pour déposer les fiches .
Il n’est pas normal, alors qu’une mutation engage nos collègues sur une période longue (délais de séjour de 2 ans), qu’il leur soit laissé si peu de temps pour faire leur choix.
De surcroît, comme chaque année, le calendrier des affectations locales coïncide avec la période des recours de l’entretien professionnel. Ce carambolage constitue une lourde charge pour nos collègues des RH.

La déclinaison du mouvement :
La direction a réuni les 19 mai (Contrôleurs), le 26 mai (C Administratifs), et 12 juin (inspecteurs) les organisations représentatives pour « échanger très en amont de la clôture des opérations […] sur des difficultés rencontrées par des collègues ». Pour la CGT, si ce type de réunion permet d’attirer l’attention de la direction sur des situations personnelles délicates, il ne peut se substituer aux CAP. La suppression des CAP d’affectations locales privent les agents d’un droit à défense et du contrôle du respect de leurs droits.
La direction a précisé que les dossiers qui n’ont pu être évoqués lors des réunions pourraient l’être avant la clôture de chaque session MOUV’RH.
Force est de constater que la direction s’est montrée à l’écoute des remontées des représentants des personnels.
Pour autant, les contraintes de transport, accrues par le resserrement du réseau, ne sont plus des motifs primordiaux. La direction a clairement indiqué que, bien qu’étant attentive aux situations des collègues, elle reste contrainte par les vacances d’emplois.

Force est de constater que la direction s’est montrée à l’écoute des remontées des représentant-es des personnels. Pour autant l’absence à ces réunions de responsables décisionnaires met à distance la prise en compte des problèmes des agents.

Les contraintes de transport, accrues par le resserrement du réseau (fermeture de plusieurs sites proches des gares et RER), ne sont plus des motifs primordiaux. La direction a clairement indiqué que, bien qu’étant attentive aux situations des collègues, elle reste contrainte par les vacances d’emplois.
La direction a confirmé que si les stagiaires étaient positionnés sur des postes vacants, en devenant titulaires de leur poste, ils sont de fait étaient soumis au délai de séjour.
Seuls les retours de mobilité et les « renvois »de la DG échappent à ce délai puisqu’ils et elles deviennent ALD.
La direction a évoqué le recrutement de contractuels, que nous avons unanimement condamné alors que le mouvement des titulaire est complètement sclérosé.

Mouvement des Cadres A:
Un mouvement incompréhensible
Lors de la réunion du 12 juin, nous avons évoqué quelques dossiers d’inspecteurices stagiaires qui avaient changé de pré-positionnement mais plus pour évoquer le principe de ce mouvement franchement injuste et provocant des incompréhensions tant du coté des stagiaires que des services et des collègues, que pour faire bouger ces collègues qui, au final acceptaient leur nouveau service.
En effet sur les 121 stagiaires prépositionnés seuls 76 arrivent sur Paris (les autres rejoignant les directions nationales).
La direction répète à l’envie qu’ils font remonter cette problématique à la DG qui reste indifférente et ne veut pas changer le mode d’affectation des stagiaires (encore que ça va être chaud sur les postes au choix pour les affectations de la prochaine promo!).
Un nouveau mode de recrutement injuste
Devant le peu de fiches de postes publiées (47 pour 37 services), la direction confirme qu’elle a fait des choix en gelant des postes et ne fera un bilan complet qu’à l’issue de de la 3e vague de publication des postes offerts à la mutation soit avril 2026. Quelques postes seront ouverts pour gérer les cascades les plus sensibles, à l’issue de cette 1ere vague.
La 1ere constatation c’est qu’en 2024, 250 A faisaient une demande de mutation pour 180 mutations effectives alors qu’au 1er septembre 2025 seuls 47 collègues auront eu leur mutation en local.
A la vue des dossiers évoqués on constate vite l’injustice profonde de ce nouveau mode de recrutement et ce n’est pas le guide du recruteur qui évoque « les biais cognitifs provoquant de la discrimination » qui suffira à combattre les dérives que nous avons dénoncé : enfermement dans son métier, discriminations liées au handicap, à la maladie, à la parentalité, à l’éloignement géographique et à toutes sortes de préjugés racistes et sexistes.
Il a été évoqué certain-es collègues qui, par manque de confiance et/ou horrifié-es par la somme de compétences demandées sur les fiches de postes, renonçaient à postuler.
En outre, à l’instar des ALD, la direction s’est engagée à ne plus bouger les stagiaires après leur stage. On peut emmètre un doute envers cette promesse compte tenu des tous les postes restés vacants et/ou gelés à l’issue du mouvement local!!
Les règles du mouvement :
Cette réunion fut l’occasion pour la direction de rappeler les règles régissant les affectations locales :
- application du principe de l’ancienneté administrative,
- délais de séjour de 2 ans,
- ordre de classement des demandes :
- postes au choix
- demandes internes suite à suppression d’emplois, transfert de mission, et délocalisation

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- demandes internes pour convenance personnelle (agents déjà affectés sur Paris)
- demandes des collègues arrivants sur Paris

Le mouvement étant restreint, le nombre de places disponibles est limité, la direction invite les collègues à élargir le plus possible leurs vœux afin d’éviter une affectation d’office. Pour la CGT, cette situation est la conséquence des suppressions d’emplois, la destruction des droits des agents. Elle est d’autant moins acceptable que la direction fait appel à des contractuels pour des emplois que les collègues auraient pu demander.
