Dès que l’on parle du travail, nombreux
sont celles et ceux qui évoquent de la
frustration : « on ne nous permet pas de
faire notre travail comme il faut » et très
souvent cela va jusqu’à de la souffrance.
La déferlante des suicides dans tous les
secteurs professionnels, la montée implacable
des troubles musculo-squelettiques,
le contraste entre les atteintes à la santé à
l’approche du départ à la retraite malgré
l’allongement de la durée de vie, toutes
ces inégalités ne cessent de croître.
Toute cette « mal-vie » liée au « maltravail
» envahit la scène sociale et remet
en question les fondements de notre
société.
Alors, exprimer le désir du « bien
travailler » et de l’intérêt général participe
à prendre le contrepied d’une vision de
victimisation du travail, à imaginer et à
lutter pour un droit au bonheur.
C’est parce que nous nous appelons très
justement Confédération générale du
travail que redonner du sens au travail
constitue aujourd’hui notre ambition de
transformation sociale.
Ce carnet a deux objectifs : vous
permettre d’agir pour garantir vos droits
et transformer collectivement les situations
de travail. Il s’adresse aux syndiqués
du champ de notre fédération,
c’est-à-dire des ministères économiques
et financiers de Bercy et des institutions
financières du semi-public.
Rappelons ici encore que la Fonction
publique est soumise à la quatrième
partie du Code du Travail. La diversité
des statuts des personnels et des
employeurs tout comme la précarisation
des contrats nous amènent à donner
des éléments du statut de la Fonction
publique d’État et du secteur privé.
Les inégalités de droits comparées dans
notre champ fédéral nous rappellent
que les acquis sont le fruit des luttes. La
bataille pour une égalité des droits des
travailleurs du plus haut niveau reste
donc toujours d’actualité.

