Nous souhaitons ouvrir cette instance en affirmant une chose simple, mais essentielle : les drames qui frappent nos collègues ne sont pas des événements isolés, ni de simples accidents de la vie. Ils sont profondément liés au travail, à son organisation, à la manière dont il est piloté, mesuré, contrôlé. ⚙️?
À chaque fois qu’un agent tombe, vacille, ou franchit l’irréparable, on tente trop souvent de déplacer la cause du côté de la vie personnelle. On parle de fragilité individuelle, de contexte extérieur. Mais nous ne sommes pas dupes. ?
? Cette lecture dépolitisante est un refus d’assumer la responsabilité structurelle de l’institution.
Quand les pressions explosent, quand les objectifs se durcissent, quand les effectifs fondent, quand le sens même du travail s’effondre, c’est bien le cadre professionnel qui broie.
Et il broie des êtres humains.
Nous, représentant·es CGT, le disons avec gravité : il y a une crise sociale silencieuse à la DRFiP de Paris, dont les expressions les plus visibles – arrêts longs, démissions, souffrances psychiques, tentatives de suicide – sont les symptômes d’un mal profond.
❌ Ce n’est pas un sujet RH.
❌ Ce n’est pas une affaire privée.
✅ C’est un problème politique et collectif.
Et ce malaise, nous le portons aussi. Nous l’encaissons, nous aussi, comme représentants syndicaux, car nous sommes au contact direct des agents.
Nous écoutons, nous alertons, nous accompagnons… mais nous sommes aussi exposés.
⚠️ Les représentant·es du personnel ne sont pas un paratonnerre magique.
Nous sommes en première ligne, sans filet.
Il est grand temps que la direction cesse de gérer ces situations comme des variables secondaires ou des désagréments logistiques.
Il est urgent d’entendre enfin ce que disent ces signaux faibles devenus hurlements. ?
Il est vital de remettre en cause une organisation du travail pathogène. ?
Aujourd’hui, nous ne voulons pas simplement « échanger ».
Nous voulons que cette institution prenne ses responsabilités.
Et que les vies humaines ne soient plus sacrifiées sur l’autel de la performance ou de l’indifférence.