CGT Finances Publiques de ParisCGT Finances Publiques de Paris
Menu
  • Accueil
  • Actus
    • Actus locales
    • Actus nationales
    • Revue de presse
  • Actions
    • Mobilisations parisiennes
    • Mobilisations partout en France
    • Communiqués de presse
  • Dossiers
    • Tous les guides CGT Finances Publiques
    • RIFSEEP
    • DOM
    • Démétropolisation – Nouveau Réseau de Proximité
    • Retraite
    • Égalité femme/homme
    • Handicap
    • Lutte contre les discriminations
  • Agent·es
    • Jour de paye
    • Carrières
      • Concours
      • Préparation Concours
      • Mutation
      • Entretien professionnel
      • Liste d’aptitude
      • Tableau d’Avancement
      • Reclassement
      • Formation pro
      • Non-titulaires
      • Pacte
    • Vos Droits
      • Accident de service
      • Autorisations d’absence
      • Congés
      • Télétravail
      • Temps Partiel
      • Disponibilité
    • Vie pratique
      • Action sociale
      • Logement
      • Cantines
  • Missions
    • Cadastre
    • Contrôle Fiscal
    • Gestion fiscale
    • Recouvrement
    • Missions d’accueil
    • Gestion Publique État
    • Secteur Public Local
    • Missions Transverses
    • Nettoyage
  • Instances
    • CSAL
    • CSAL Spécialisé
    • Conseil Médical
    • CDAS
  • Section
    • Les élu·es
  • Liens
    • Sections DGFiP
    • Fédérations
    • UD Paris & île-de-France
    • Liens Amis
  • Sites
  • Contact

Comité Social d’Administration Local (Formation Spécialisée) du 13 février 2025 – Déclaration Liminaire

  • Accueil
  • Blog
  • Comité Social D’Administration...
Contrôle Fiscal

Comité Social d’Administration Local (Formation Spécialisée) du 13 février 2025 – Déclaration Liminaire

14 février 2025

Monsieur Le Directeur,

Macron persiste et signe : 34 milliards d’euros de coupes budgétaires supplémentaires viennent s’ajouter à l’austérité déjà imposée aux services publics.34 milliards d’euros de plus que ce que prévoyait le gouvernement censuré de Barnier ! Ce n’est plus une simple réduction budgétaire, c’est un véritable saccage, qui touche des secteurs essentiels : travail, santé, enseignement, écologie, recherche, et même l’aide médicale d’État.

Ces choix ne sont pas neutres. Ils sont l’expression d’une politique où l’on sacrifie les besoins du plus grand nombre pour préserver les intérêts d’une minorité. Et dans notre administration, nous voyons concrètement les effets de cette logique : suppressions de postes, dégradation des conditions de travail, manque de moyens et pressions accrues sur les agents.

Le Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) ne prévoyait-il pas une année blanche en matière de suppressions d’emplois ? Que vaut cette promesse face à la réalité des coupes ? Comment justifier ces contradictions alors que les missions ne cessent de s’alourdir et que les besoins des contribuables explosent ?

Nous exigeons de vous des réponses claires et des engagements tenus. Ces choix budgétaires ne sont pas neutres. A la vérité, nous ne nous résignons pas. Face à cette asphyxie organisée des services publics, la CGT Finances Publiques continue le combat pour défendre les agents et exiger des moyens à la hauteur des besoins.

Nous évoquons ici une manifestation pour les 20 ans de la loi sur le handicap en demandant à la DRFIP de progresser sur ce sujet car le handicap dans la société comme à la DGFiP est loin d’être satisfaisant.

La DGFIP ne peut pas systématiquement rejeter la responsabilité de la souffrance des collègues sur des causes personnelles en occultant l’impact des conditions de travail.

Quand les situations de souffrance extrême se multiplient, la question de leur lien avec l’organisation du travail doit être posée collectivement. Il est essentiel que des enquêtes de la Formation Spécialisée Santé Sécurité au Travail soient menées pour identifier les facteurs professionnels contribuant à la détérioration de la santé des agentes et agents et qu’ensuite les préconisations faites par ces enquêtes soient suivies par l’employeur.

Pour la CGT, la souffrance au travail ne doit plus être reléguée au second plan !

À la DRFiP, elle est bien trop réelle, palpable, et elle ne se mesure pas seulement à coups d’indicateurs flous. Les indicateurs des représentant.es de personnels ne sont pas mentionnés dans vos documents ; Or des droits d’alerte déposés en 2023 et 2024 ont concerné des risques psychosociaux, suite à un encadrement maltraitant.

Vous multipliez les outils et affichez des « niveaux de prévention », mais le temps qui s’écoule entre le constat et l’action est bien trop long. Pendant ce temps, les collègues sombrent.

Les fusions à marche forcée, les surcharges de travail, le stress permanent et un management délétère ne sont pas des fatalités : ce sont des choix. Et ces choix ont des conséquences humaines dramatiques. Quand un agent commet l’irréparable, vous proposez une cellule psychologique… mais où était la prévention, la véritable écoute, la prise en compte des alertes bien avant ?

La CGT Finances Publiques tire la sonnette d’alarme : les tentatives de suicide se multiplient. Jusqu’à quand allez-vous détourner le regard ? Quelle politique de prévention souhaitez vous mettre en place : limiter les déménagements professionnels ? Remettre en cause les encadrements facteurs de souffrance au travail ?

Concernant les conditions de travail indignes, quand allez-vous enfin remettre l’eau chaude et assurer un chauffage décent dans les services ? Demander de l’eau chaude pour se laver les mains en hiver ou un radiateur pour ne pas grelotter à son poste, est-ce donc un luxe en 2025 ? Entendez qu’il y a urgence… !

La CGT, en cette instance, rappelle que les cas de tensions, de conflits et de souffrance liés à un management toxique se multiplient dans de trop nombreux services, notamment au SIP Boucry et SIP Moulin Vert. Malgré les signalements répétés des organisations syndicales, la direction se contente d’audits, de médiations ou d’exfiltrations d’agents en difficulté, sans jamais remettre en cause les encadrants problématiques.

Pire, aucune convocation ni formation corrective ne leur est imposée. Faut-il rappeler qu’on ne s’improvise pas encadrant ? Il est urgent que la direction prenne ses responsabilités et cesse de protéger un management délétère qui dégrade les conditions de travail. La médiation arrive trop tard, et surtout, dans des conditions discutables. Comment expliquer qu’aucun collègue du SIP Boucry n’ait « voulu » prendre part à cette « médiation », contrairement à ceux du SIP Grandes Carrières ? Les agents en souffrance, que nous avons sondés, expriment une peur manifeste de représailles, ce qui en dit long sur le climat actuel. Où est la vérité, selon vous ?

Concernant le rapport de la médecine de prévention, les visites médicales de reprise ne sont pas systématiquement effectuées par la DRFIP. Nous demandons qu’elles soient systématiques pour garantir un suivi efficace des agentes et agents après une absence liée à la santé. En 2023, 102 visites de reprise ont eu lieu, permettant à la médecine de prévention d’émettre des préconisations essentielles pour un retour dans de bonnes conditions. Les médecins de prévention ont réalisé 1 528 visites médicales en 2023, une charge de travail particulièrement lourde. Nous tenons à saluer leur engagement et leur sérieux, ainsi que leur rôle essentiel dans la prise en compte de la souffrance réelle et croissante des agent·e·s de la DRFiP.

Sur ces 1 528 visites, 727 ont donné lieu à des demandes d’aménagements de poste. Nous espérons que, sous la nouvelle direction, il n’y aura plus de refus arbitraires, comme nous avons pu le constater par le passé, notamment pour des jours de télétravail prescrits médicalement mais refusés, alors que la commission ne se réunissait qu’un an plus tard, rendant la préconisation obsolète. Deux propositions de reclassement ont été émises en 2023. Ont-elles abouti ?

Concernant le Bilan de l’Observatoire interne 2024, on voudrait nous faire croire que tout va bien en termes d’engagement des agents de la DRFiP 75. Avec une participation de seulement 43 %, il y a de quoi se poser des questions sur la pertinence de ces résultats. Cette abstention massive n’est pas un simple oubli, c’est un message clair des agents : ils ne croient pas en cette consultation, jugée à la fois inutile et déconnectée de leurs réalités quotidiennes. Loin d’être de l’indifférence, cette absence est en réalité une forme de résistance silencieuse contre une direction ne prenant plus la peine d’écouter les préoccupations réelles des agent.es de la DGFIP, ni ceux de leur représentant élu·e·s.

Alors, prétendre que l’engagement est « en hausse », c’est un peu comme dire que la température est agréable dans une pièce dont la porte est fermée et les fenêtres condamnées. Les résultats de cette enquête doivent être pris avec des pincettes, voire carrément mis à la poubelle, car ils ne sont qu’un miroir déformant d’une réalité que la direction semble vouloir ignorer.

Et n’allez pas croire que les appels répétés de la direction aux chefs de service dont les équipes se sont particulièrement abstenues vont changer quelque chose. Une seule conclusion s’impose : la souffrance des agents est réelle et la défiance ne fait que s’amplifier d’année en année. Quand allez-vous décider de prendre et d’assumer vos responsabilités d’employeur ?

Un collègue a fait une tentative de suicide hélas réussie à Saint Denis sur son lieu de travail début janvier. Ce n’est malheureusement pas un cas isolé. Quand un évènement grave est connu, nous demandons la mise en place systématique d’une cellule psychologique.

Suite aux nombreux suicides survenus chez France Télécom (devenu Orange), la cour de cassation vient de reconnaître le 21 janvier 2025 que le harcèlement moral institutionnel entre dans le champ du harcèlement moral au travail afin de réprimer les agissements répétés s’inscrivant dans une «politique d’entreprise». Alors n’attendez pas de nouveaux drames pour changer de politique d’«entreprise», faite d’insécurité permanente dans son lieu de travail, dans le contenu de son travail, dans des pressions d’encadrant.e.s maltraitant.es.

Nous demandons une minute de silence face aux 4 tentatives de suicides portées à notre connaissance par les collègues en début d’année 2025 avant de connaître ce que vous souhaitez faire pour prévenir ce risque.

Formation Spécialisée – Santé Sécurité Conditions de vie au Travail DRFIP Paris (FS-SSCT du CSAL)

Rhéda Makouf, Dominique Liminana, Fabrice Egalis, Nadia Djiab, Christophe Michon, Nawelle Daho

Documents joints

LIMINAIRE CGT FS SSCT 13 février 2025

Télécharger le document

Share this post

Catégories

  • Une
  • Actus
    • Actus locales
    • Actus nationales
    • Revue de presse
  • Actions
    • Communiqués de presse
    • Mobilisations parisiennes
    • Mobilisations partout en France
  • Agent·es
    • Carrières
      • Entretien pro
      • Formation pro
      • Liste d’aptitude
      • Mutation
      • Tableau d'Avancement
    • Vie pratique
      • Congés
      • Télétravail
    • Action sociale
    • Jour de paye
    • Retraite
  • Missions
    • Cadastre
    • Contrôle Fiscal
    • Missions d’accueil
    • Gestion fiscale
    • Recouvrement
    • Gestion Publique État
    • Secteur Public Local
    • Nettoyage
    • Missions Transverses
  • Instances
    • CSAL
    • CSAL Spécialisé
    • CDAS
  • Section
    • Bureau
  • Archives

© Section CGT Finances Publiques de Paris - 2019 Tous droits réservés

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.