Monsieur Le Directeur,
Après la journée de manifestation et de grève du 13 mai dernier dans la fonction publique portant contre le gel du point d’indice, la fin de la GIPA (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat), la baisse de 10% de la rémunération en cas de maladie, la réforme des retraites, la mobilisation se poursuit y compris aux finances publiques, contre la potion amère du budget 2025 imposé au prétexte d’une éventuelle économie de guerre. Les dépenses de l’État sont programmées en baisse de 2% soit 32 milliards d’euros alors même que les besoins augmentent et que l’inflation n’est pas stoppée.
Pour les ministères, ce sont 10 milliards de baisse par rapport à 2024, de l’inédit depuis 25 ans comme l’a reconnu elle-même la ministre des comptes publics.
Une fois de plus c’est aux salariés de passer à la caisse pour compenser les multiples cadeaux accordés aux plus riches et aux grandes entreprises.
Ces coupes budgétaires sur le pouvoir d’achat des fonctionnaires comme des ministères conduisent à une dégradation des missions et des conditions de travail.
La CGT exige toujours avec détermination le retrait de la réforme des retraites : pour nous le départ à 64 ans.
Avec un budget 2025 de 13 millions consacrés à la politique ministérielle en faveur de la santé et sécurité au travail soit une dotation moyenne par agent (enveloppe locale de 84 €+ 27 € d’enveloppe régionale) de 111 € et après mise en réserve à 108 € contre 118 € ( 81,74€ + 26,27€) en 2024 et une inflation supérieure à 2 % minimum sur 2025, nous ne pouvons qu’être particulièrement inquiet face à l’augmentation des besoins des personnels et une demande croissante de crédits nécessaires pour lutter efficacement contre des risques professionnels majeurs comme les RPS qui en représentent 27,13 % à la DGFIP.
La DRFIP ne cesse de dégrader le service public en réduisant les horaires d’ouverture de l’accueil physique des SIP et fermant l’accueil des autres services au public (SIE, trésoreries amendes, CDIF, SPF, etc.). La DRFIP a prétendu développer un nouveau réseau de proximité et en réalité cela a éloigné l’usager du service public. Tout ne se fait pas sur internet ou par téléphone !
La campagne 20255 d’impôt sur le revenu se tient dans des conditions dégradées, avec de longues files d’attente et rien ne semble fait par la DRFIP pour que cela s’améliore.
Nous pouvons vous faire des propositions immédiates ou à programmer :
– mettre en place un distributeur à l’extérieur de déclaration de revenus à l’entrée des S.I.P. diminuant ainsi le nombre de personnes attendant juste ce motif. Les files d’attente sont de plus en plus importantes
– rouvrir a minima 5 matinées par semaines afin de ne pas concentrer les usagers sur 3 matinées
– proposer des sièges pliants dans la queue pour les personnes agées ou fragiles
– exiger des créations d’emplois dès cette année dont les suppressions depuis 20 ans sont une catastrophe
– ne pas fermer les centres existants comme dans le 19e mais au contraire rouvrir les centres fermés ( le 11e a été fermé en mars et les usagers viennent gonfler la queue dans le SIP du 19e.
Cette liste de propositions n’est pas exhaustive.
Lors des actions intersyndicales faites devant les centres des finances publiques, les usagers ont bien compris nos revendications. Maintien des services publics de proximité actuels, recrutement de personnel pour ouvrir des accueils 5 jours sur 5 dans de bonnes conditions.
A la DRFIP, nous pouvons vous annoncer avec fierté une information qui recueille la satisfaction de l’ensemble des agentes et agents travaillant sur les sites des finances publiques : les salariés de la sous-traitance qui ont fait grève durant plus de 11 semaines ont obtenu des heures de travail en plus. Cela améliorera (un peu) leur revenu et leur permettra d’effectuer travail dans des conditions de travail un peu améliorée pour eux comme pour les agents de l’administration. Les salariés du nettoyage ont bénéficié du soutien des agents des finances publiques et de leurs syndicats à la DRFIP.
La CGT Finances publiques a toujours été opposée de recourir à la sous-traitance puisqu’il qu’il s’agit de taches essentielles pour la santé et la sécurité au travail et de taches permanentes. Le budget attribué à la sous-traitance du nettoyage ayant doublé, les heures de travail auraient du doubler elles aussi…Des grands progrès restent à faire pour améliorer un tant soit peu leurs conditions de travail (cf photos de vestiaires à Paganini) sans attendre les propositions de dépenses que nous étudions lors de cette réunion de la Formation Spécialisée.
Concernant les points à l’ordre du jour de la formation spécialisée de ce jour, nous voterons les crédits en nous référant aux principes rappelés dans la note d’orientations ministérielles : complémentarité, exemplarité et urgence.
La note d’orientations 2025/2026 souligne une vigilance accrue sur le handicap et la santé mentale des agents. Dans un contexte de réorganisations constantes et perturbantes pour l’ensemble des agents, il est grand temps de s’occuper de la santé mentale de tous et de toutes et en particulier des agents fragiles.
Ce principe n’a jusqu’ici pas été véritablement la priorité. Par exemple, pour les travaux d’ampleur que subissent les agents du 20e arrondissement, les agents fragiles n’ont pas été identifiés à ce jour. Pourtant nous l’avons demandé à plusieurs reprises prenant appui sur les préconisations de l’enquête CHSCT de la DRFIP de 2013 sur les conditions de travail en site occupé.
A l’occasion de l’étude du rapport sur le sip du 17e nous réitérons notre opposition à l’instauration des blocs fonctionnels dans l’ensemble des SIP qui dégrade l’intérêt du travail pour de nombreux collègues.
Nous regrettons que nombre de demandes que nous vous faisons par mail n’obtienne pas de réponse. Si le dialogue social est prioritaire, la direction devrait s’attacher à apporter des réponses.
L’enquête FSSCT sur les conditions de travail aux deux trésoreries amendes du 20e arrondissement se poursuit avec une bonne participation des agents et des agentes et un dialogue constructif. La priorité est de pouvoir proposer à la fin de cette enquête des préconisations d’améliorations des conditions de travail que vous pourriez mettre en œuvre.
Nous nous félicitons que lors du dernier CSAL, le directeur ait enfin entendu la demande des agents et agentes et des organisations syndicales concernant l’attribution d’un quart d’heures cantine. Nous sommes favorables à maintenir ou à réinstaller des restaurants administratifs de qualité sur site.
Dans les questions diverses, nous demandons notamment la création d’un espace de convivialité dans le 19e à Argonne et également demandons l’attribution de locaux salubres pour les personnels d’entretien à Paganini sans attendre les travaux à venir.