Les salariés assurant le nettoyage des centres des finances publiques de la DRFIP sont le jeudi 30 janvier au siège de Maintenance Industrie au 14, rue d’Annam à Paris 20e près du métro Gambetta pour plusieurs raisons :
Les salariés sur les sites des finances publiques Paris sont presque tous et toutes à temps partiel imposé. Elles et ils sont payés à 12,08 € brut de l’heure sans aucune progression de carrière et de salaire tout au long de leur vie. Maintenance Industrie est la énième entreprise reprenant le marché des finances publique après Derichebourg, Novasol, VDS, Incub Ethic, TFN Propreté Atalian, Véolia, etc…
Le premier motif de la délégation à Maintenance Industrie le jeudi 30 janvier c’est la discrimination dont elles et ils ont été victimes en décembre 2024. C’est la première fois qu’une société de nettoyage et son CSE refusent aux salariés le seul plus qu’ils ont une fois par an : 70€ de chèques cadeaux.
Maintenance Industries, qui a pris le marché au 2 novembre 2023, exige que les salariés travaillent pour eux depuis le 1er janvier 2023. c’est évidemment impossible et la loi interdit d’exiger une ancienneté pour pouvoir bénéficier des chèques cadeaux du budget du CSE.
De plus, la reprise du marché DRFIP, le 2 novembre 2023, des salariés ont par des pétitions et par des courriers demander plus d’heures de travail, certains travaillant encore moins que le minimum légal dans la profession de 16h par semaine ! Ces 16h minimum sont applicables depuis un accord signé entre le patronat et les syndicats dans la profession, inférieur aux 24h minimum par semaine prévue par la loi ! Rappelons que la société a été payée par les finances publiques deux fois plus que le précédent prestataire.
C’est une des revendications principales de plusieurs salarié.es : ne plus subir des temps partiels subis ne leur permettant pas de vivre décemment, à moins d’avoir de multiples employeurs aux 4 coins de la région parisienne et une amplitude horaire extrême ( travail tôt et tard).
Une revendication relève de la réglementation du travail de la jurisprudence : l’entretien du vêtement de travail. En janvier 2024, un directeur a refusé d’octroyer une prime blanchisserie sous prétexte que maintenance industrie avait une laverie et pouvait nettoyer le vêtement de travail. A ce jour, les salariés lavent eux-mêmes leur tenue de travail sans indemnité pour le faire.
Seule la mobilisation des salarié.es peut changer la relation salariés/patrons. La satisfaction des revendications dépendra de la mobilisation des salarié.es. A force de pétitions, les salarié.es ont obtenu début janvier que Maintenance Industrie informe qu’elle allait commander de nouveaux chèques cadeaux.
Nous sommes fin janvier, aucun chèque cadeau n’est arrivé ! Nous exigeons que des chèques cadeaux de 70€ nous soient remis sans délai.
Les salariés de Maintenance Industrie travaillant aux finances publiques demandent :
– un chèque cadeau de 70€ comme chaque année sans discrimination à toutes et à tous les salarié.es
– des heures de travail en plus pour permettre de vivre de son travail et ne pas subir des temps partiels misérables
– une indemnité blanchisserie pour nettoyer son vêtement de travail
Des pétitions et des courriers ont été maintes fois envoyées sur ces revendications minimales pour les salariés du nettoyage.
Les salariés attendent de la société Maintenance Industrie des réponses à leurs justes revendications.