La CGT avait choisi de siéger pour porter les revendications des agents et obtenir des réponses.
Dans notre liminaire, nous avons replacé cette instance dans son contexte : affaiblissement des services publics, suppressions d’emplois, gel des rémunérations, restructurations permanentes et dégradation des conditions de travail.
À la DGFiP, on demande toujours davantage aux agents, puis on organise des EDT pour leur apprendre à mieux s’adapter aux problèmes que l’administration refuse de prendre à la racine.
Nous avons donc réaffirmé notre opposition aux « blocs dysfonctionnels » dans les SIP : découper toujours davantage le travail ne créera ni emplois, ni temps, ni sens.
Le SIE du 10e : combien de temps encore ?
Le SIE du 10e illustre parfaitement le problème. Depuis des mois, la direction est alertée sur des difficultés managériales, un collectif de travail abîmé, des agents qui ne se sentent pas entendus et une situation qui se dégrade.
Pourtant, la réponse reste la même : « il faut du temps ».
Même constat pour l’antenne de Vierzon et ses quelque 30 000 demandes AVISIR en attente : là encore, on cherche aujourd’hui des solutions à une situation sur laquelle les organisations syndicales avaient déjà alerté.
Dialogue social : le retour de la rigidité
Lorsque la colère des agents est exprimée avec force, le directeur semble davantage préoccupé par la manière dont elle est formulée que par les causes qui l’ont provoquée.
Nous étions venus pour défendre les agents et obtenir des réponses, pas pour accompagner des décisions déjà prises.
Pour la suite du dialogue social à la DRFiP de Paris, c’est de très mauvaise augure.
