Piratage de données à la DGFiP : bref compte rendu de la réunion de crise qui s’est tenue ce matin en présence de la Directrice Générale en poste.
La DGFiP est passée maîtresse dans le traçage des agents souvent sanctionnés à la moindre petite erreur de consultation.
Et aujourd’hui face à la « crise monumentale » du piratage du système d’information de la DGFiP, on ne peut que constater une défense pitoyable et indigne de la part de la DGFiP ( charité bien ordonnée commence par soi même ). Il aura fallu attendre un communiqué des hackers du 12 août 2026 pour que la DGFiP, au courant depuis mi-juin, daigne communiquer à son tour.
Réunion de crise avec les organisations syndicales le 18 août:
Enfin serait-on tenter de dire alors que la Directrice Générale ne cesse de s’auto-congratuler de la qualité du dialogue social.
A la lecture des premières mesures annoncées, on est en droit de penser que la DGFiP aurait bien fait d’écouter les organisations syndicales plutôt que de les négliger. Ainsi on se rend compte que l’ouverture grandissante de nos applicatifs aux usagers et partenaires extérieurs est une source de fragilité supplémentaire.
De même elle ferait bien d’écouter les organisations syndicales lorsqu’elles en appellent à une suspension de la facturation électronique (suspension demandée également par des groupes parlementaires).
La CGT Finances Publiques va saisir les parlementaires afin de demander la constitution d’une commission d’enquête parlementaire portant sur une analyse exhaustive de la situation à la DGFiP, tant en terme de moyens (matériels et humains) que de conditions de travail alors que la presse s’est largement fait l’écho ces mois derniers de la souffrance au travail à la DGFiP et de la vague de suicides et de tentatives de suicides qui frappe notre administration.
Assez de cette politique continuelle de restructurations ( NRP1, NRP 2 ….en attendant la suite), de destructions d’emplois ininterrompues (35 000 emplois détruits en 20 ans) et de destruction des droits et garanties des agents ( fin des CAP, mutations au choix…).
La communication/propagande de la DGFiP n’y changera rien. L’état de notre administration est désormais sur la place publique et cet état n’est nullement un état naturel. C’est le résultat de politiques successives depuis des décennies et accélérées sous le double quinquennat Macron, des politiques toujours vantées par les hauts fonctionnaires dirigeants tant au niveau national que local au nom de « l’efficacité », de « la productivité », de « la modernité »…
Premières mesures annoncées par la DGFiP :
- Fermeture définitive du PIGP (Portail de la Gestion Publqiue) pour les agents.
- Suspension temporaire d’applications (comme FICOBA, Ficovi, Portail Cadastral aux extérieurs).
- 3 fuites sont identifiées : e.contact / portail cadastral / successions vacantes.
- Les comptes usurpés sont au moins celui d’un agent de la DGFiP, d’un agent d’une autre administration, d’un extérieur habilité.
Une nouvelle réunion de crise est programmée la semaine prochaine.
En attendant, vous pouvez retrouver sur France Inter l’intervention de la secrétaire Générale de la CGT Finances Publiques au Téléphone Sonne.
